Depuis plusieurs années (notamment depuis l’intervention de Kevin Gallot sur l’IA et ses évolutions en avril 2023), l’équipe d’Inflexia expérimente et teste l’usage des IA génératives dans ses métiers de stratégie et de marketing (ainsi que les AMO pour les collectivités).
Aujourd’hui, dès le mois de mars 2026, cette phase d’exploration devient une intégration maîtrisée.
Une démarche longue pour optimiser l’usage de l’IA
Nous n’avons pas intégré l’IA du jour au lendemain… mais plutôt testé de manière approfondie. Différentes solutions ont été mises à contribution : ChatGPT (bien sûr, le plus courant), Gemini ou encore Claude (dans leurs versions gratuites et payantes).
Ces derniers mois, nous avons surtout analysé la qualité des réponses (du simple mail à l’analyse de fichiers excel contenant des données statistiques, bien sûr sans infos nominatives), les risques d’hallucination (combien de fois avons-nous lu « oups, en effet… » dans des contrôles humains), les faux-positifs analytiques, les limites (comme la remontée de vieux liens 404 pour citer des sources)… mais surtout la capacité réelle de ces outils à produire de la valeur dans notre travail au quotidien.
En fait, pendant ces derniers mois, nous avons même passé 2 fois plus de temps : faire la démarche 100% humaine et faire la même démarche en intégrant l’IA.
(avant de gagner du temps, il faut savoir en perdre !)
Après cette période de test, première conclusion : l’IA est un accélérateur, mais en aucun cas ne replace l’expertise humaine.
Identifier les failles pour sécuriser ce que l’on remet
Le truc qui coince souvent, c’est la fiabilité. En aucun cas, il est envisageable de fournir un rapport, une analyse en mode « copier-coller » (avec les gros tirets et le texte « votre enjeu majeur »).
Les différents usages dans le temps ont permis d’identifier tout ce qui reste approximatif, les raccourcis, les mauvaises interprétations (secteurs d’activité par exemple) et surtout le côté béni-oui-oui de l’IA. « Tu es toujours le plus beau, le plus fort ». Au final, c’est peut-être le côté le plus agaçant (marqué particulièrement sur ChatGPT).
Au final, ce travail d’analyse nous a permis de bâtir des process internes de contrôle, où chaque action, accompagnement assistée par IA est recadrée par l’expertise de l’équipe, les réalités de ce que nous observons au quotidien (et on en voit des choses !) et toujours validée par un regard humain.
Chez Inflexia, dès le mois de mars 2026 : aucun livrable ne sera automatisé sans supervision humaine.
Vers un modèle hybride IA + expertise humaine
A travers ces mois de tests et d’usages (échecs et réussites), aujourd’hui, l’IA nous apporte clairement une accélération des phases de recherche documentaire (exploration de data), une structuration rapide à partir d’informations « en vrac », la production de matrice pour bien centraliser/organiser nos informations.
Là où l’IA nous amène une vraie valeur est « la zone d’ombre » : ce que nous n’avons pas vu venir ou la zone non explorée qui sort de notre vigilance (et là : c’est clairement un point intéressant).
Parallèlement à cela, le cerveau (encore humain) et surtout nos expériences permettent de voir la faille dans le process… l’IA donne un résultat, mais pas toujours le cheminement.
Pour le connaitre et l’avoir éprouvé pendant des années, on peut identifier si le résultat est proche des attentes ou carrément à l’ouest.
La lecture est plus fine concernant les éléments de contexte (politique, sociale et attentes humaines/générationnelles), la manière de le présenter en fonction de nos interlocuteurs (le feeling que l’IA ne perçoit pas).
Enfin, notre tête nous permet surtout de faire des choix entre différentes options que nous demandons aux IA. Et ces choix sont basés sur la connaissance de nos publics (clients mais aussi de leurs cibles).
Intégrer l’IA dans nos process ne signifie pas déléguer la réflexion. C’est cette hybridation qui crée la valeur.
Pour les prochains mois, nous pourrons ajuster nos prestations marketing pour être plus compétitif, et surtout conserver notre réactivité en ayant plus de projets à gérer.
Notre philosophie doit s’adapter (a-t-on vraiment le choix ?)
Il n’est pas question d’être « pour » ou « contre » son usage (et encore moins le shadow IA comme nous l’abordons dans cet article), mais simplement suivre les usages, comme nous le faisons depuis 14 ans. L’Intelligence Artificielle ne remplace pas la stratégie, elle complète la capacité d’analyse lorsqu’elle est bien utilisée.
Est-ce que nos métiers seront bientôt remplacés ? En partie oui, mais l’expertise et le bon sens : non.
Nous avons fait le choix d’intégrer l’IA (et notamment un mix de 3 IA que nous cultivons depuis de nombreux mois) de manière contrôlée et supervisée, en ne basant pas tout sur la technologie, mais un mix intégrant la compréhension des humains (ouf, on garde du sens), de notre contexte et surtout des cibles de nos clients.
Et tout en conservant le PLAISIR , ADN fondateur d’Inflexia !
Et je glisse un « merci » pour celles et ceux qui iront jusqu’ici !

